Un bris de carrière: un privilège?

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Le contexte du marché de l’emploi a grandement changé au cours des dernières décennies. Fusion, restructuration, fermeture, les postes temporaires ou à temps partiel… La stabilité d’emploi a changé de profil. Ces changements dans les organisations ont contribué à la perte de nombreux emplois, parfois ils touchent de parfaits inconnus, d’autres fois un proche ou encore nous-même. L’annonce de cette «décision» agit d’abord comme une onde choc et provoque de l’inquiétude… souvent financière qui empêche de considérer les aspects positifs de cette situation.

Crédit photo Camille G. Photography
Crédit photo Camille G. Photography

D’abord, la structure de notre tissu social nous amène à nous définir par notre statut professionnel, le lieu où nous travaillons et le poste que nous occupons et non par qui nous sommes comme être humain. Certains vivent de façon si intense cette perte d’identité qu’ils en éprouveront une certaine gêne lors des moments de socialisation et pourraient aller même jusqu’à les éviter.

Également, dans ma pratique, rares ont été les personnes qui ont vu cette occasion comme étant un cadeau que la vie leur envoyait. À mon avis, la société dans laquelle nous évoluons y est pour quelque chose car elle met de la pression pour être actif, pour contribuer et laisse peu de place aux moments de réflexion, de pause lesquels sont nécessaires pour vivre les étapes de cette période de transition.Pourquoi? Parce que la productivité est grandement valorisée! Notre valeur personnelle est perçue en termes de ce que nous rapportons à la société. Réfléchir sur soi et au niveau de son avenir professionnel est ainsi peu priorisé au sein de la population. Et pourtant! Cette action est très payante pour les personnes qui empruntent ce chemin.  Prendre le temps, surtout en période du mitan (environ 40 ans) de se questionner sur nos aspirations futures, nos choix professionnels, nos talents, nos forces et nos intérêts est essentiel afin de se redéfinir et de se diriger au bon endroit et ainsi s’épanouir professionnellement. Un des ingrédients pour faciliter cette étape est de faire preuve d’indulgence à son propre égard et de prendre soin de soi comme on le ferait pour notre propre amie. J’ai malheureusement croisé trop de personnes qui, voulant « réussir efficacement » leur transition, ont rapidement accepté un poste dans le but d’être rapidement active (et se sortir de cette zone d’inconfort!) sans faire les choix leur permettant d’être heureuses.

Je ne néglige pas le fait que ce cadeau, même bien emballé peut parfois être exigent. Que parfois on aurait préféré ne pas faire cette halte professionnelle. Cette brèche dans notre vie professionnelle nous permet néanmoins de tirer avantage du fait d’avoir un bagage expériences, de connaissances et de compétences qui permettent de mieux se connaître et de développer une meilleure conscience de soi. Il est alors possible de construire solidement pour l’avenir et de prendre la direction qui fait le plus de sens pour nous. Bon cheminement!


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