Croyances ou réalité?

Il peut nous arriver d’avoir l’impression de ne pas avoir de valeur, d’avoir de la difficulté à s’affirmer ou encore de sentir qu’on n’en fait jamais assez. Ces sensations peuvent être des manifestations d’éléments plus profonds souvent reliés à des croyances limitantes. Ce sont celles qui nous empêchent de passer à l’action, de foncer pour atteindre nos objectifs et de nous réaliser tel que nous le souhaiterions.

2 exemples de croyances limitantes

Je vais vous présenter 2 situations contenant des croyances limitantes, expliquer leur processus de création et  ensuite explorer leur transformation.

Nadine a grandi dans un milieu protégé, là où la routine était importante avec des parents advenant et jamais très loin. Lorsqu’elle avait envie d’explorer, de tester ou de prendre un peu plus d’autonomie on la ramenait en terrain connu, en lui indiquant les dangers potentiels (tomber, se blesser, les méchants, se faire frapper, se couper,…). Elle a donc conclu que la nouveauté est dangereuse.

Au niveau professionnel, elle a fait un choix sécurisant en suivant les traces de son père : même profession, même organisation où elle est depuis maintenant 10 ans. Actuellement, elle vit des problèmes d’adaptation au travail et peine à gérer efficacement son stress car son milieu est en pleine réorganisation. Ces changements lui font vivre de l’anxiété et de l’insécurité au point de faire de l’insomnie. Elle a recommencé à gruger ses ongles et a une crise d’eczéma. Elle se sent également isolée car elle perçoit que ses collègues s’accoutument à cette nouvelle structure. Elle envisage la possibilité de quitter son emploi. Le problème est que cette option l’effraie tout autant que celle de demeurer à son poste. Elle songe sérieusement à demander un congé de maladie afin de prendre du recul au niveau de sa situation.

 

Julien est le 2e d’une famille de 3. Il a grandi dans un milieu très strict. Il faut dire que son frère aîné était turbulent, que ses parents avaient la mèche courte et étaient généreux au niveau des conséquences. Pour être valorisé et aimé de ses parents, il a conclu qu’il devait être parfait évitant, du même coup, d’attiser leurs foudres.

Au niveau professionnel, il a étudié de nombreuses années afin de se spécialiser et d’être considéré parmi les meilleurs dans son domaine. Malgré ses diplômes, ses qualités personnelles et son investissement au travail, il a de la difficulté à conserver son emploi. On lui reproche sa lenteur à prendre des décisions et sa difficulté à respecter les échéanciers. Il se reconnait dans ces remarques. Selon lui, le résultat n’est jamais entièrement satisfaisant, c’est pourquoi il revérifie et refait régulièrement les mêmes tâches afin d’atteindre la perfection. Il est conscient que s’il n’apporte pas de changements à sa manière de travailler, il sera à nouveau remercier et que, hélas, sa mauvaise réputation commence à circuler dans le milieu.

Ces deux situations mettent en lumière des croyances limitantes de chacun. Dans le cas de Nadine, elle considère «la nouveauté comme étant dangereuse» et Julien, il croit «qu’il doit être parfait afin d’être reconnu».

Je vous ai exposé 2 croyances limitantes, mais il en existe une multitude. Aucune n’est pire ou de meilleure. Au cours de sa vie, à un moment ou un autre chacun connaîtra ce genre de pensée et vivra des blocages.

La formation d’une croyance limitante?

Une croyance prend souvent la forme de «la petite voix négative».

«Tu n’y arriveras pas»

«Ton opinion n’est pas importante»

«Il est mal de dire non»

La création d’une croyance se fait principalement au cours de notre enfance et de notre adolescence. Ainsi, à partir de nos expériences, nous tirons une conclusion qui servira de base à notre croyance et influencera nos actions, amenant la recherche de faits la validant, et ce, jusqu’à ce que nous croyons qu’il s’agisse de la vérité. Alors qu’en fait, elle constitue notre interprétation personnelle des faits.

Mettre nos croyances à notre service

La bonne nouvelle est qu’il est possible de modifier nos croyances.

La 1ère étape est de faire l’état de la situation en décrivant le problème avec le plus de détails possibles :

– Quelles sont les conséquences de ce problème?

– Que ressentez-vous à propos de ce problème ?

– Quel est votre discours interne concernant ce problème ?

– Quelle peur engendre ce problème ?

Avec la prise de conscience de sa croyance limitante, la moitié du travail est déjà faite et la croyance commence à perdre de sa force.

La 2e étape consiste à modifier sa croyance afin de s’en débarrasser. Pour ce faire, il faudra l’ébranler petit à petit, la déstabiliser et la remettre en question à chaque fois qu’elle se présentera, et ce, jusqu’au jour où elle cessera d’elle-même, qu’elle tombera car vous n’y croirez plus.

Cela peut être très rapide ou prendre des années. Il n’y a pas de règle.

Conclusion

Cette démarche peut sembler ardue! Mais ce travail sur soi en vaut le coup. Quand on se libère d’une croyance limitante, on voit enfin apparaître des résultats différents!!! On se rapproche de qui nous sommes réellement et vers l’actualisation de son véritable potentiel.

Notre vie est comme une toile blanche qui se renouvelle chaque matin, et c’est nous qui décidons comment la peindre aujourd’hui et les couleurs nous allons utiliser. – Arielle Camille

3… 2… 1… et oups! Une croyance!

3 – 2 – 1 et oups! Une croyance!

Une croyance se manifeste dans le quotidien et empêche une personne de réaliser son plein potentiel. Il serait opportun de les déjouer!

Pourquoi donc? Parce qu’un coup de cafard se présente!
Plus d’excuses ne sont possibles. Il ne reste que vous devant devant vous-même. Mais oups… vous figez. La peur envahie, gèle. Ce que vous souhaitez et rêvez depuis des mois est maintenant à votre portée, mais vous figez.
Plusieurs croyances s’unissent à ce moment d’envol afin de faire une tentative de sabotage! Mais Wow! Ne dites pas votre dernier mot!

Une des premières croyances qui se présente est le sentiment d’imposteur.
Mais qui suis-je pour aider les autres? Pourquoi les personnes choisiraient-elles de travailler avec moi?
Alors tout un processus de réflexion s’amorce afin d’identifier et d’assumer sa distinction, son essence et de la vivre en toute authenticité. Ainsi, il pourrait opportun de revoir son parcours professionnel, personnel et académique afin d’identifier ses propres réalisations et de mettre en lumière son expertise développée dans le but de se réapproprier sa valeur.

Une 2e croyance pourrait être «Je dois tout savoir avant de me lancer».
Tout d’abord cette attente est irréaliste. Il est impossible de tout savoir et de tout maîtriser car nous sommes de humains! Ainsi donc, il est préférable de laisser de côté cette pression et de plutôt reconnaître sa propre unicité ainsi que le bagage que nous transportons avec nous afin de se présenter et d’agir de manière authentique avec celui-ci. Le niveau de pression redescend!!!

Une 3e croyance pourrait se présenter sou la forme de «ne pas pourvoir me tromper»
La plupart des personnes est très exigeante envers elle-même (plus que ce que leur demanderaient d’autres). Nous pourrions même en qualifier de perfectionnistes. Le fait que l’apprentissage vienne dans l’action semble avoir été mis de côté… Je n’ai jamais vu de bébé se lever et se mettre à courir, non? Il expérimente… fait des tentatives, tombe, recommence… C’est la même chose à l’âge adulte, mais nous semblons parfois l’oublier. Donc, dites oui à explorer, à changer d’idées, à préciser, à adapter et jeter à la poubelle l’idée qu’il faut tout faire du premier coup, et ce, parfaitement!!! Ce n’est franchement pas réaliste!

Comment renverser la vapeur?

À un certain moment, lorsque les choses n’avancent pas tel que souhaité ou que vous en vous sentez pas en maîtrise, il est temps de vous arrêter et de vous dire: «C’est assez!» et d’analyser ce qui vous bloque. J’ai donné quelques exemples, mais vos croyances pourraient être autres.
Quels sont les fondements de vos croyances?
Vous sont-elles encore utiles? Si oui de quelles manières? Si non, par quoi avez-vous envie de les remplacer? Et si vous les mettiez à l’envers?
1– Je suis à ma place
2- J’en sais suffisamment pour me lancer
3- J’ai le droit de me tromper

Je vous propose de voir cette période d’inconfort comme étant une occasion pour faire le point sur vos principales forces, vos atouts et de vous réapproprier vos réalisations professionnelles.
La manifestation de ces croyances est utile car elle indique l’importance de clarifier votre distinction, votre valeur-ajoutée, de vous préparer afin d’effectuer un travail de qualité et non de surqualité!

Également, elles sont source de pression et font monter le niveau de stress.
Elles se pointent probablement le bout du nez aider à prendre conscience de la zone de turbulence dans laquelle vous êtes actuellement, laquelle vous amènera à sortir de votre zone de confort et à prendre de nouveaux risques.

Pendant ce temps, faites preuve d’indulgence à votre égard, accordez-vous plus de liberté dans ce que vous construisez afin de laisser émerger votre créativité. Car pour obtenir des résutats différents, il faut agir différemment!

La reconnaissance de notre propre valeur commence à l’intérieur de soi. C’est le temps de se lancer… 1 – 2 – 3, C’est parti!!!!